Bécasse: n.f.; pl. bécasses. Var. orth. anc.: beccasse, becasse. Dérivé: bécasseau « petit de la bécasse ».
Description: Oiseau limicole échassier de la famille des Scolopacidés, au corps trapu, au plumage brun cannelle mimétique, au bec long et aux yeux placés haut, d’activité crépusculaire et à l’envol sifflant.
Historique lexical:
♦ 1. Nom technique attribué au genre Scolopax, employé à partir du 19ᵉ siècle comme élément générique d’un binôme et associé à l’unique espèce indigène présente en Amérique du Nord, la Bécasse d’Amérique (Provancher 1873, CINFO 1993). → Nom composé normalisé: ◊ Bécasse d’Amérique. → Autres noms composés: ◊ Bécasse américaine, ◊ Bécasse de nuit, ◊ Petite Bécasse.
♦ 2. Nom attesté depuis l’ancien français (nfom), relevé seul dans les premiers écrits naturalistes dès le 17e siècle et employé, avant à la stabilisation taxonomique moderne, au sens large pour diverses espèces voisines, dont la Bécasse d’Amérique et la Bécassine de Wilson (Champlain 1632, Provancher 1874). ⇔ « Quant à l’autre chasse du gibbier, il y abõde grande quantité d’oiseaux de riviere, de toutes sortes de canards, sarcelles, oyes blanches & grises, outardes, petites oyes, beccasses, beccassines […] » (Champlain 1632, Livre premier, p. 5).
♦ 3. Nom usuel employé seul, en contexte nord-américain, pour désigner l’unique espèce du genre présente sur le continent, la Bécasse d’Amérique (LeMoine 1861). ⇔ « Cependant, au Québec, une entente entre le gouvernement fédéral et le gouvernement québécois permet aux chasseurs de petit gibier d’utiliser la grenaille de plomb pour la chasse à la bécasse. » (Richard Lavoie, La chasse à la sauvagine au-delà du plomb et du sang, Université Laval, 1998, p. 51).