Canard plongeur: n.m.; pl. canards plongeurs.
Description: Canard qui se nourrit en plongeant complètement sous l’eau pour atteindre sa nourriture, fréquentant généralement les eaux profondes, par opposition aux canards barboteurs, qui se nourrissent surtout en surface.
Historique lexical:
♦ Appellation générique fonctionnelle attestée dans la littérature naturaliste nord-américaine dès la fin du 19ᵉ siècle, et lexicalisée comme catégorie descriptive dans la langue ornithologique et cynégétique dans la seconde moitié du 20ᵉ siècle. Elle regroupe, au Québec, divers canards plongeurs comprenant les fuligules, les garrots, les harles, les macreuses, le Harelde kakawi, l’Érismature rousse, l’Eider à duvet et l’Arlequin plongeur (Puyjalon 1891, cit. TLFQ; Canards illimités 2021). ⇔ « La chasse à partir d’une cache flottante s’avère la meilleure manière de chasser les canards plongeurs. Pour ce faire, tu dois compter plus d’une trentaine d’appelants que tu disposes en bandes, face au vent. » (Fabri-Mouches, Une chasse remplie d’action, 1997). ⇔ « L’abondance des oiseaux marins et des canards plongeurs dans le goulet de l’île Saint-Barnabé justifie amplement la désignation d’ACOA de ce secteur (Comité ZIP du Sud-de-l’Estuaire, La baie de Rimouski: des habitats côtiers en milieu urbain, 2017, p. 57). ⇒ Plongeur
▻ Terme voisin: Canard de mer. Au 20ᵉ siècle, plusieurs espèces aujourd’hui regroupées sous l’appellation canards plongeurs étaient souvent désignées sous le nom de canards de mer. ⇔ « Canards de baies, de mer ou plongeurs. » (Taverner 1922, p. 74). ⇔ « L’eider à duvet n’est pas un canard barboteur mais bien un plongeur. C’est plutôt ce qu’on appelle communément un « canard de mer ».» (R. Lavoie, La chasse à la sauvagine au-delà du plomb et du sang, 1998, p. 53).