GROS-BEC

Gros-bec : n.m.; pl. gros-becs. Var. orth. anc. : grosbec, gros bec.

Description : Passereau granivore trapu, au bec très fort, conique et épais, adapté au broyage de graines dures et de noyaux. ⇒ Gros-bec errant

Historique lexical :

♦ 1. Forme lexicale bien attestée en français depuis le 16ᵉ siècle, son emploi a été restreint dans les listes normalisées, à partir des années 1980, à un usage générique strict et à un référent spécifique en contexte nord-américain (OGA 1990 [1983], CINFO 1993). → Nom composé normalisé : Gros-bec errant. → Anciens noms composés : Gros-bec à couronne noire, Gros-bec crépusculaire, Gros-bec jaune.

♦ 2. Nom usuel employé pour désigner le Gros-bec errant, seule espèce du genre présente en Amérique du Nord. ⇔ « Hier matin, vu un gros-bec dans l’allée des pruniers, cherchant des noyaux par terre. Oiseau devenu rare chez nous. » (J.-M. Goreau, Journal à mains nues, Calaméo, 2018, p. 248).

♦ 3. Nom générique au sens large, employé historiquement pour désigner diverses espèces de granivores à bec conique et épais incluant durbecs et cardinaux (Dionne 1883/1889, Macoun 1916, Taverner 1922/1953, Godfrey 1972). → Autres noms composés : Gros-bec à poitrine rose, Gros-bec de la Louisiane (Cardinal à poitrine rose);  Gros-bec bleu (Guiraca bleu); Gros-bec des pins (Durbec des sapins); Gros-bec, Cardinal gros-bec (Cardinal rouge).

GROS-BEC ERRANT

Gros-bec errant : n.m.; pl. Gros-becs errants. Var. orth. anc. : Grosbec errant. Taxon scientifique : Hesperiphona vespertina. Nom angl.: Evening Grosbeak.

Description : Passereau granivore dodu et trapu, au plumage jaune chez le mâle, plus gris fumé chez la femelle, à la tête brune traversée d’un bandeau frontal jaune, au bec conique ivoire, et aux ailes et à la queue noires, rehaussées d’une tache scapulaire blanche. Statut de fréq.: Espèce nord-américaine irrégulière des forêts septentrionales, visiteur hivernal sporadique au Québec, parfois localement commun lors d’irruptions. Nicheur rare et localisé au nord, migrateur partiel aux déplacements erratiques dictés par la recherche de nourriture, sa présence étant également corrélée aux pullulations de la chenille de la Tordeuse des bourgeons de l’épinette.

♦ 1. Nom français normalisé : Nom attesté dans la littérature technique depuis les années 1950 (Taverner 1953, Godfrey 1972, OGA 1990, CINFO 1993).

♦ 2. Autres noms : Gros-bec à couronne noire (Dionne 1906, Macoun 1916, Taverner 1922, syn. dans OGA 1990 [1983]; Gros-bec jaune, Gros-bec crépusculaire (France dans GDT éd. 1996); Gros-bec vespéral, Gros-bec de soirée (LFVQ 2025).