GRÈBE

Grèbe: n.m.; pl. grèbes.

Description: Oiseau plongeur plus petit que le plongeon / huard, au plumage argenté et soyeux, aux pattes lobées très postérieures, au bec pointu, dont l’envol est laborieux, plus répandu sur les plans d’eau des régions tempérées.

Nom usuel et générique des oiseaux de la famille des Podicipédidés, utilisé dans les noms normalisés de trois espèces du Québec: Grèbe à bec bigarré, Grèbe esclavon, Grèbe jougris, et de deux visiteurs: Grèbe à cou noir, Grèbe élégant. ♦ Dans d’autres noms composés de ces espèces: Grèbe à bec cerclé, Grèbe à gros bec: Grèbe à bec bigarré. Grèbe cornu, Grèbe oreillard, Grèbe de l’Esclavonie: Grèbe esclavon. Grèbe à joues grises, Grèbe à cou rouge: Grèbe jougris. Grèbe oreillard, Grèbe à cou noir de Caroline: Grèbe à cou noir. Grèbe de l’Ouest, Grèbe occidental, Grand Grèbe américain, Grèbe de l’Ouest américain: Grèbe élégant.

GRÈBE JOUGRIS

Grèbe jougris: n.m.; pl. Grèbes jougris. Taxon fr. de Podiceps grisegena. Taxon angl.: Red-necked Grebe.

Description: Grand grèbe au manteau anthracite, au bec noir et jaune à la base, qu’on reconnaît en période nuptiale à la calotte noire dont certaines plumes se hérissent, à la mentonnière gris pâle et au cou rouge brique. Statut de fréq.: Nicheur peu commun au Québec, localisé dans les Basses-terres de l’Abitibi, on peut le voir en période migratoire alors qu’il transite vers la côte de l’Atlantique.

Nom normalisé, attesté depuis le XIXe siècle. ⇔ « À Rouyn-Noranda, les amateurs d’oiseaux n’ont pas besoin d’aller loin, pour faire des découvertes, ils ont le lac Osisko au beau milieu de la ville. C’est un des seuls endroits connus au Québec où niche une espèce rare venue de l’Ouest, le Grèbe jougris. » (RC / La Semaine verte, Le Grèbe jougris, 30 sept. 2017).

Autres noms: Grèbe à joues grises (nfom), Grèbe à cou rouge (Dionne 1883, Comeau 1945). Fam.: coq d’eau (Can., Defayes 1999), sac à pomb (Cayouette et Grondin 1977). ⇔ « Ces oiseaux [= Grèbes jougris] plongent si rapidement qu’ils échappent au coup de feu du braconnier, qui les surnomme fort justement sacs à plomb. » (Cayouette et Grondin 1977, p. 10).